15.01.1917: Bernard’s War Loan | L’emprunt de guerre de Bernard | Bernard zeichnet Kriegsanleihen

Transcription:

-15.1.17-

Dear old Dad.

Are you the father of a daughter-in-law
yet? Faut expliques. I had a capital letter
from Mary yesterday giving me all the news.
What is this she tells me about Eddy hot
stuffing your china & silver. Mon dieu, et
sacré mon dieu chien! Il a pas peur.
Bloody lip in plain English. What are
you doing, taking to chop sticks?

What about this war loan? I am ordering
two copies of it. Think I can scrape up enough
dust to pay for one dish, must overdraw a…

…bit for the second. I admire the 95
5% lot best. After the excitement is all
over I get £5 a year on each dish!!!

Have just returned from one little town of
D—- where I just met Bernie! We drank
a coffee together, or atleast {sic} he did, and
I’ve asked him to lunch tomorrow, as soon
as he can, & hope to take him for a
flap round. He seems in excellent spirits,
& we were delighted over our meeting which
took place in an ‘epicerie where we were
buying groceries for our respective messes!
He is resting atpresent {sic}. You might ‘phone
over to Aunt Z. & tell her we’ve met.
It’s the 16th today…

…The 17th Now. – 6p.m.

Had a 6” fall of snow last night. Bernie,
& a pal, have just been over to tea in my
hut. They arrived just as I had brewed
a pot for some pals in the Squadron, so the
five of us set to on some excellent small
cakes sent me from Brockenhurst, & had
a most entertaining tea party. I am
driving in D— with B. & a party of
his people on Saturday at the “Hotel des
quatres Fils”. This is what the authorities
call “co-operation, & fraternizing, with other
arms of the Service”, and is much encouraged.

I hear a nasty rumour that needles…

…for the gramophone are to be scarce so will you please
send me a thousand and lay in one or two boxes?

Many thanks for your letter of 12th which came today,
arriving as usual at lunch time. So he is married. The old
devil. Good luck to them. I am very sick I wasn’t there though.
I hear that lad Furlonger, whom I met at Beaulieu , & knows
the Jessops so well, is near here. Must look him up.

Must really send this off now it has been three days in the
writing. So. Cheer. O. Love & good luck to you

Bernard

am sending Vin some more ribbons etc. in a day or so.

 War and government debt have always been closely linked, and the First World War was no exception. Between 1916 and 1918, 70% of the UKs economy was going towards fighting the war and the British government took a number of measures to help finance it.

Amongst these measures were a series of war bonds issued by the government which encouraged individuals to loan money to the government. In 1914 the British government released a war bond with a 3.5% coupon, but as the First World War dragged on it became more and more difficult to raise the necessary money. As a result the government issued new bonds each year with higher and higher interest rates culminating in the January 1917 war bond with a 5% interest rate and 5% discount to the face value of the loan.

The British government conducted a huge propaganda campaign utilising posters and slogans to get people to lend their personal savings and help fund the war. When the war ended in 1918 the British government had borrowed almost £2 billion through war loans which were financed by almost 3 million citizens.

 La guerre et la dette de l’Etat ont toujours été étroitement liées, et la Première Guerre mondiale ne fait pas exception à cette règle. Entre 1916 et 1918, 70% de l’économie britannique allait à l’effort de guerre et le gouvernement pris une série de mesures pour aider à le financer.

Parmi ces mesures se trouvaient des séries d’obligations de guerre réalisées par le gouvernement qui encourageait les individus à prêter de l’argent au gouvernement. En 1914 le gouvernement britannique sortit une obligation de guerre avec un coupon à 3,5%, mais alors que la Première Guerre Mondiale continuait il devint de plus en plus difficile de collecter l’argent nécessaire. En conséquence le gouvernement réalisa de nouvelles obligations chaque année avec des taux d’intérêts de plus en plus hauts, culminant en janvier 1917 avec l’obligation au taux d’intérêt de 5% et au rabais de 5% sur la valeur nominale du prêt.

Le gouvernement britannique conduisit une large campagne de propagande en utilisant des affiches et des slogans pour pousser les gens à prêter leurs économies personnelles et aider à financer la guerre. Quand la guerre s’acheva en 1918 le gouvernement britannique avait emprunté presque 2 milliards de livres sterling au travers d’obligations de guerre qui avaient été financés par presque trois millions de citoyens.

 

transcription:

-15.1.17-

 

Mon cher Père.

 

Es-tu enfin beau-père ?

Faut expliques [en français dans le texte]. J’ai reçu une lettre importante

de Mary hier me donnant toutes les nouvelles.

Qu’est-ce qu’elle me dit à propos de ce que fait Eddy

avec ta porcelaine et ton argenterie. Mon Dieu, et

sacré mon dieu chien ! Il a pas peur.

Bon sang de bonsoir en bon anglais. Qu’est-ce que

tu as, à te mettre aux baguettes chinoises?

 

Qu’en est-il de cet emprunt de guerre ? Je vais en prendre

deux bons. Je pense pouvoir rassembler assez

pour en payer un, je dois me mettre un peu…

 

…à découvert pour le second. J’admire le plus les 95

lots à 5%. Lorsque l’excitation sera

terminée je gagnerai 5£ par an et par bon!!!

 

Je viens juste revenir de la petite ville de

D—- où j’ai rencontré Bernie ! Nous avons

bu un café ensemble, du moins lui a bu, et

je lui ai demandé que nous déjeunions demain, aussi tôt

qu’il le puisse, et j’espère pouvoir l’emmener pour un

tour. Il semble d’excellente humeur,

et nous avons été enchantés de nos retrouvailles qui

ont eu lieu dans une épicerie où nous étions

en train de faire les courses de nos cantines respectives !

Il se repose à présent. Tu peux téléphoner

à Tante Z. et lui dire que nous nous sommes vus.

On est le 16 aujourd’hui…

 

…le 17 maintenant.-18h.

 

Avons eu une chute de 15 cm de neige la nuit dernière. Bernie

et un ami viennent de partir après avoir partagé un thé dans ma

baraque. Ils sont arrivés juste après que j’ai préparé

un pot pour quelques amis de l’escadrille, donc tous les

cinq nous sommes installés devant d’excellents petits

gâteaux qui m’ont été envoyés de Brockenhurst, et nous avons

partagé un thé de manière très agréable. Je vais

conduire dans D—- avec B. et une partie de

ses amis samedi jusqu’à « l’Hôtel des

quatre fils ». C’est ce que les autorités

appellent « coopération et fraternisation avec d’autres

corps du Service », et c’est très encouragé.

 

J’ai entendu une vilaine rumeur selon laquelle les aiguilles…

 

…de gramophone sont rares donc peux-tu s’il-te-plait

m’en envoyer un millier en les mettant dans une ou deux boites ?

 

Merci beaucoup pour ta lettre du 12 qui est arrivée aujourd’hui,

comme à l’accoutumé à l’heure du déjeuner. Il est donc bien marié. Sacré

diable. Mes vœux à eux. J’en suis malade de ne pas avoir été là.

J’ai entendu que ce gars Furlonger, que j’ai rencontré à Beaulieu, et qui

connait si bien les Jessops, est dans le coin. Je dois le chercher.

 

Dois vraiment envoyer ça à présent, cela fait trois jours

que je l’écris. Donc. A bientôt. Affectueusement et bonne chance à toi

 

Bernard

 

j’envoie à Vin d’autres rubans etc. Autour de demain.

 

Krieg und Staatsverschuldung waren schon immer eng miteinander verbunden, und der Erste Weltkrieg bildete da keine Ausnahme. Zwischen 1916 und 1918 waren 70% der britischen Wirtschaft auf die Kriegsführung ausgerichtet, und die britische Regierung ergriff eine Reihe von Maßnahmen zu deren Finanzierung.

Zu diesen Maßnahmen gehörte die Ausgabe einer Reihe von Kriegsanleihen durch die Regierung, welche die Bevölkerung dazu aufrief, dem Staat Geld zu leihen. 1914 gab die britische Regierung eine Kriegsanleihe mit einem Zinscoupon von 3,5% aus. Je länger sich der Erste Weltkrieg jedoch hinzog, desto schwieriger wurde es, die notwendigen Gelder zu beschaffen. Deshalb gab die Regierung jedes Jahr neue Kriegsanleihen mit immer höheren Zinssätzen aus, die im Januar 1917 mit 5% ihren Höchstwert erreichten. Darüber hinaus wurden die Anleihen mit einem Rabatt von 5% auf ihren Nominalwert ausgegeben.

Die britische Regierung betrieb eine umfangreiche Propagandakampagne mit Plakaten, Zeitungsanzeigen und Werbesprüchen, um die Bevölkerung zu ermuntern, ihre persönlichen Ersparnisse zu verleihen und zur Finanzierung des Krieges beizutragen. Als der Krieg 1918 endete, hatte sich die britische Regierung über Kriegsanleihen fast zwei Milliarden Pfund von nahezu drei Millionen Bürgern geliehen.

Transkription:

-15.1.17-

Lieber Vater!

Bist Du schon Schwiegervater geworden? Gestern erhielt ich einen großartigen Brief von Mary, in dem sie mir alle Neuigkeiten erzählte. Was meint sie damit, wenn sie sagt, dass Eddy sich Dein Chinaporzellan und Silberbesteck unter den Nagel gerissen hat? Mon dieu, et sacré mon dieu chien! Il a pas peur. [sic!] Und was machst Du jetzt? Mit Stäbchen essen?

Was hältst Du übrigens von dieser Kriegsanleihe? Ich werde zwei dieser Wertpapiere zeichnen. Ich denke, für eins kann ich genug Kohle zusammenkratzen, für das zweite muss ich …

… ein wenig das Konto überziehen. Am besten finde ich das Anleihepaket, das mit 5% verzinst wird. Wenn sich die ganze Aufregung gelegt hat, bekomme ich jedes Jahr für jedes Papier 5 £!!!

Bin gerade aus der kleinen Stadt D—- zurückgekommen, wo ich Bernie getroffen habe. Wir haben zusammen einen Kaffee getrunken, also zumindest er, und ich habe ihn für morgen zum Mittagessen eingeladen. Er kommt, sobald es ihm möglich ist, und ich hoffe, ihn mal auf eine Spritztour mitnehmen zu können. Er scheint in ausgezeichneter Stimmung zu sein, und wir haben uns sehr über unser Wiedersehen gefreut. Getroffen haben wir uns in einem Lebensmittelgeschäft, wo wir gerade für unsere jeweiligen Kantinen einkauften. Er macht gerade eine Pause. Du könntest vielleicht Tante Z. anrufen und ihr sagen, dass wir uns getroffen haben. Heute ist der 16. Januar …

Mittlerweile der 17. Januar, 18.00 Uhr.

Letzte Nacht sind 15 cm Schnee gefallen. Mit Bernie und einem meiner Kumpel habe ich gerade in meiner Hütte Tee getrunken. Sie kamen gerade in dem Moment, als ich eine Kanne Tee für ein paar Kameraden in der Staffel aufgebrüht hatte. Also machten wir uns zu fünft über einige ausgezeichnete kleine Kuchen her, die man mir aus Brockenhurst geschickt hatte, und es wurde noch eine sehr unterhaltsame Teerunde. In D— fahre ich mit B. und einigen seiner Kameraden am Samstag in das “Hotel des quatres Fils”. Die Vorgesetzten nennen das “Kooperation und Fraternisierung mit Angehörigen anderer Truppengattungen” und ermuntern uns ausdrücklich dazu.

Ich habe das schlimme Gerücht gehört, dass Abspielnadeln …
… für Grammophone knapp sind. Könntest Du deshalb bitte so gut sein und mir Tausend Stück in ein oder zwei Paketen schicken?

Vielen Dank für Deinen Brief vom 12. Er ist heute wie gewöhnlich am Mittag angekommen.

Er ist jetzt also verheiratet, der Teufelskerl. Alles Gute den Beiden. Ich bedaure sehr, dass ich bei der Trauung nicht dabei sein konnte. Ich habe gehört, dass Kamerad Furlonger, den ich in Beaulieu getroffen habe und der die Jessops sehr gut kennt, ganz in der Nähe ist. Muss ihn mal besuchen.

Jetzt muss ich diesen Brief aber endlich abschicken. Schreibe schon drei Tage daran. Also, viele Grüße und alles Gute für Euch.

Bernard

Ich schicke Vin vielleicht morgen noch ein paar weitere Abzeichen usw.

 

Bernard Rice

Bernard Rice

When war began Bernard Curtis Rice was an apprentice with the Daimler Car Company. On 7 August 1914 he and his brother drove from the factory in Coventry to Avonmouth, where they joined the Army Service Corps (ASC), Britain’s army transport unit.

Bernard served in France and Flanders as a motor cyclist from 15 August 1914.
On 27 August 1915 Bernard joined the RFC as a Second Lieutenant. He became an Observer and later a Pilot, flying on artillery observation or spotting missions with Nos. 2 and 8 Squadron.


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