16.11.1916: Jean – La guerre aérienne vue de l’arrière | Jean – Der Luftkrieg aus der Heimat betrachtet | Jean – Air Warfaire Seen From Behind

+ Couverture de la revue francaise “La Guerre Aérienne illustrée”, première édition, 16.11.1916. Source: BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), 2012-112537.

+ Cover of the French magazine “La Guerre Aérienne illustrée”, first issue from 16.11.1916, Source: BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), 2012-112537.

+ Cover der ersten Ausgabe der französischen Zeitschrift “La Guerre aérienne illustrée” vom 16.11.1916. Quelle: BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), 2012-112537.

 

 Pendant que Jean retrouve peu à peu l’usage de sa jambe, un événement non négligeable se produit dans l’histoire de l’aviation française de la grande guerre : Un hebdomadaire consacré entièrement à la guerre aérienne voit le jour.

Cette parution est une conséquence directe de la part belle faite aux aviateurs dans la propagande de guerre et une preuve de l’ampleur que prend la cinquième arme dans le conflit. La guerre aérienne est le prétexte de représentations de la guerre plus supportables que ce que permettent les réalités des tranchées. Les pilotes et a fortiori les As ont des destins –et une mort- moins anonymes que ceux des poilus. Les affrontements aériens présentent en outre pour la propagande l’avantage d’être des sortes de combats absolus, des duels qui ravivent l’idéal chevaleresque, sans dégâts collatéraux puisqu’en plein ciel.

Il n’est pas étonnant que ce premier numéro paraisse à la fin de l’année 1916, après que l’aviation s’est vraiment révélée comme arme durant la bataille de Verdun, devenant aussi importante stratégiquement qu’intéressante pour la propagande.

L’édito du premier numéro de La Guerre Aérienne illustrée entend ainsi montrer qu’un «  type nouveau de soldat » est né, plus libre. Il se distingue du poilu en ce que «  l’héroïsme du pilote est individuel ». On voit l’intérêt qu’il y a en terme de propagande à mettre à l’honneur ces pilotes qui à en croire l’édito livreraient une guerre volontaire : «  nulle autorité ne peut l’obliger à engager la lutte ».

While Chaput can slowly use his leg again, an important even happened in the history of the Great War French aircraft: the birth of a weekly magazine entirely dedicated to air warfaire.

This publication is a direct result of the pilots’ good role given by war propaganda, and proof of the importance taken by the “fifth weapon” during the conflict. Air warfare is the excuse for more tolerable representations of the war, in comparison of the reality of the trenches. Pilots, and even more aces, have destinies-and deaths-less anonymous than the infantrymen. For propaganda, aerial fighting has also the advantage of being somewhat absolute fights, duels which bring back the chivalrous spirit, without collateral damages since it happened in the sky.

It is not surprising that the first issue is published at the end of the year 1916, after the revelation of the aircraft as a true weapon during the Battle of Verdun, becoming as strategically important as interesting for the propaganda.

The editorial of the first issue of La Guerre Aérienne illustrée aims to show that a “new type of soldier” is born, with more freedom. He differentiates himself from the infantryman because “the pilot’s heroism is individual”. One can see the interest in terms of propaganda of honoring those pilots who, if the editorial is to be believed, wage a voluntary war: “no authority can force them to start a fight”.

 Während Jean ganz allmählich sein Bein wieder normal bewegen kann (man weiß, dass er sein Knie erst Anfang Dezember wieder beugen kann), geschieht etwas Bedeutendes in der Geschichte der französischen Luftfahrt des Ersten Weltkriegs: Die erste ausschließlich dem Luftkrieg gewidmete Wochenzeitschrift wird gegründet.

Diese Neuerscheinung ist eine direkte Folge der Vorliebe der Kriegspropaganda für die Piloten. Erinnern wir uns, dass der Luftkrieg besser als die Realität in den Schützengräben dazu geeignet war, den Krieg auf eine erträglichere Art und Weise darzustellen. Die Piloten und insbesondere die Fliegerasse hatten ein Schicksal und einen Tod, die nicht so anonym waren wie die der Frontsoldaten. Außerdem waren die Luftkämpfe für die Propaganda insofern vorteilhaft, als sie etwas von Kämpfen auf Leben und Tod hatten, Zweikämpfe, die das ritterliche Ideal wiederaufleben ließen und keine Kollerateralschäden verursachten, da sie am Himmel stattfanden.

Es ist nicht erstaunlich, dass die erste Ausgabe Ende 1916 erschien, nachdem sich die Luftfahrt während der Schlacht von Verdun als echte Waffe erwiesen hatte und somit für die Propaganda strategisch bedeutsam und interessant geworden war.

Der Leitartikel der ersten Ausgabe der Wochenzeitschrift „La Guerre Aérienne illustrée“ wollte somit zeigen, dass ein neuer, freierer „Soldatentypus“ geboren war. Dieser unterschied sich insofern vom Frontkämpfer, als dass „der Heldenmut des Piloten individueller Natur ist“. Man erkennt hier das Interesse, das die Propaganda damit verfolgte, diese Piloten zu würdigen, die gemäß dem Leitartikel freiwillig in den Kampf zogen: „Kein Vorgesetzter kann den Piloten zum Kampf zwingen“.

Jean Chaput

Jean Chaput

Jean Chaput naît à Paris le 17 septembre 1893 ; son père, Henri, est un éminent chirurgien de l’hôpital Lariboisière. De 1905 à 1907, il reçoit une éducation sportive de haut niveau en Angleterre.
Encore étudiant à la mobilisation, il entre au service actif le 17 août. Intégré dans l’aviation, il reçoit son brevet militaire à Avord, le 21 novembre sur Voisin.
Arrivé au front à l’escadrille C 28 le 17 février 1915, il est rapidement promu caporal puis sergent. Il est nommé sous-lieutenant le 25 mars 1916 puis lieutenant le 1er avril 1918, et, dix jours après, il reçoit le commandement de l’escadrille S 57.
Blessé lors de combats aériens à plusieurs reprises, il est mortellement atteint le 6 mai 1918, près de Welles-Pérennes, dans l’Oise.

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