26.07.1916 : Jean est touché | Jean is Shot | Jean wird getroffen

 

 

Le 26 juillet 1916, Jean, revenu quelques jours avant de permission, est blessé en combat. Alors qu’il affronte un Aviatik, une balle de mitrailleuse lui fracture la cuisse et traverse son épaule.

 

 


 Le 26 juillet 1916, Jean, revenu quelques jours avant de permission, est blessé en combat. Alors qu’il affronte un Aviatik, une balle de mitrailleuse lui fracture la cuisse et traverse son épaule. Jean se laisse d’autant plus surprendre qu’il était en position de supériorité en se trouvant au-dessus de l’ennemi. Mais le pilote de l’Aviatik parvient à l’atteindre depuis en-dessous. Le combat a lieu dans la région de Douaumont, un des forts stratégiques du front de Verdun mais, en dépit de son état, c’est à bonne distance de l’aérodrome du secteur que Jean choisit de se poser : à Ancemont à proximité d’un hôpital.

En 1916, la question que soulève une telle blessure est celle de l’amputation. L’ampleur des dégâts infligés aux membres, le manque de temps pour soigner les blessés, les conditions variables d’hygiène, rendent parfois difficiles le soin et la conservation du membre. Ainsi, si au début du conflit l’attitude abstentionniste dominait – abandon thérapeutique -, en 1916 en revanche, l’attitude interventionniste s’impose en raison notamment de l’amélioration des conditions de prise en charge permises par la guerre de position et de l’effet dévastateur sur le moral des troupes des abandons thérapeutiques. Les médecins du front ont par conséquent souvent recours à l’amputation.

Heureusement pour Jean, son père est un chirurgien émérite, membre de la Société de Chirurgie qui réfléchit activement aux questions médicales posées par la guerre. Il est le chef du service des blessés militaire à l’hôpital Lariboisière à Paris. Jean peut donc être hospitalisé dans la capitale dès le lendemain de la blessure et échappe ainsi à l’amputation. Le musée de l’Air et de l’Espace conserve le récépissé du service des ambulances de Paris qui a transporté Jean Chaput de la gare de l’Est à l’hôpital Lariboisière.

Toutefois, la gravité de la fracture impose une convalescence longue : Chaput ne retourne sur le front qu’en mars 1917.

 On the 26th July 1916 Jean was wounded in combat just after returning from leave a few days earlier.   Whilst in combat with an Aviatik, a machine gun bullet had fractured his thigh then passed through his shoulder.  Jean found this all the more of a shock as he had been dominating his enemy from an overhead position. The Aviatik pilot however, managed to shoot him from below.  Although this battle took place above the Douaumont region, one of the strategic garrisons of the Verdun front, and despite his condition, Jean chose to land at an Aerodrome some distance from this sector; close to a hospital at Ancemont.

In 1916, the prospect of amputation immediately comes to mind after such an event.  The extent of the injuries; the lack of time to treat wounds; uncertain hygiene; all made providing medical care and saving limbs difficult. Thus, at the start of the war whilst the attitude to such injuries had been to abstain from direct intervention, by 1916 the static nature of the conflict had enabled better therapeutic conditions to be established and the need to maintain moral by sanative action. The front-line doctors therefore often resorted to amputation.

Fortunately for Jean, his father was a skilled surgeon and Member of the Society of Surgeons who were actively evaluating medical issues raised by the war.  He was the Head of the Military Casualty section of the Lariboisière hospital in Paris. So Jean was able to be admitted in the Capital the day after his injury and thus avoid amputation. The Museum of Air and Space retains the receipt of the Paris ambulance service that transported Jean Chaput from the Gare de L’Est railway station to the Lariboisière hospital.

However, the severity of the fracture required a long recovery: Chaput only returned to the front in March 1917.

Nach der Rückkehr aus seinem Urlaub einige Tage zuvor wird Jean am 26. Juli 1916 im Kampf mit einer Aviatik verletzt. Eine Kugel aus einem Maschinengewehr trifft ihn am Oberschenkel und durchschlägt seine Schulter. Dies ist für Jean umso überraschender als er über dem feindlichen Flugzeug fliegt und diesem damit überlegen ist. Aber dem Pilot der Aviatik gelingt es, ihn von unten zu treffen. Der Kampf fand in der Nähe von Douaumont statt, einem der strategischen Forts der Verdun-Front, doch trotz seines gesundheitlichen Zustands wählte Jean einen Ort in einiger Entfernung des Flugplatzes des Sektors, um zu landen: Ancemont in der Nähe eines Krankenhauses.

1916 stellte sich bei einer solchen Verletzung die Frage nach einer möglichen Amputation. Die Schwere der Verletzungen der Gliedmaßen, die fehlende Zeit zur Versorgung der Verwundeten sowie die unterschiedlichen Hygienebedingungen erschwerten häufig die Behandlung und Erhaltung der Gliedmaßen. Während zu Beginn des Krieges die Meinung vorherrschte, solche Verletzungen nicht zu behandeln, hatten sich 1916 die Behandlungsbedingungen durch den Stellungskrieg soweit verbessert, dass solche Verletzungen jetzt behandelt wurden. Außerdem machte die verheerende Wirkung der Nichtbehandlung von Verwundeten auf die Moral der Truppen eine solche Behandlung zwingend erforderlich. Die Ärzte an der Front entschieden sich deshalb häufig für eine Amputation.

Glücklicherweise war Jeans Vater ein herausragender Chirurg und Mitglied der Société de Chirurgie (Gesellschaft für Chirurgie), die sich aktiv mit medizinischen Fragen im Zuge des Krieges beschäftigte. Er war Leiter der Abteilung für verwundete Soldaten am Krankenhaus Lariboisière in Paris. Jean konnte deshalb bereits einen Tag nach seiner Verwundung in dieses Krankenhaus in der Hauptstadt eingeliefert werden und entging somit der Amputation.

Dennoch machte die Schwere seiner Verletzung eine lange Genesungszeit erforderlich: Erst im März 1917 kehrte Chaput an die Front zurück.

Jean Chaput

Jean Chaput

Jean Chaput naît à Paris le 17 septembre 1893 ; son père, Henri, est un éminent chirurgien de l’hôpital Lariboisière. De 1905 à 1907, il reçoit une éducation sportive de haut niveau en Angleterre.
Encore étudiant à la mobilisation, il entre au service actif le 17 août. Intégré dans l’aviation, il reçoit son brevet militaire à Avord, le 21 novembre sur Voisin.
Arrivé au front à l’escadrille C 28 le 17 février 1915, il est rapidement promu caporal puis sergent. Il est nommé sous-lieutenant le 25 mars 1916 puis lieutenant le 1er avril 1918, et, dix jours après, il reçoit le commandement de l’escadrille S 57.
Blessé lors de combats aériens à plusieurs reprises, il est mortellement atteint le 6 mai 1918, près de Welles-Pérennes, dans l’Oise.

More Information|Mehr Informationen|plus d'informations
Jean Chaput